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Jeudi 07 Septembre 2017Killian, «miraculé», a remercié ceux qui lui ont sauvé la vie à la piscine Thalassa
Killian, «miraculé», a remercié ceux qui lui ont sauvé la vie à la piscine Thalassa

Ce mercredi midi, Killian est revenu à la piscine Thalassa, à l’Épeule, où il avait fait un malaise le 13 août dernier. Il doit d’être en vie, aujourd’hui, à l’équipe des maîtres-nageurs qu’il a remerciée. Un lien très fort, indéfectible, s’est noué entre ces cinq-là.


«  Comment tu vas bonhomme ? Tu reviens à la piscine ?  » Un très large sourire illumine le visage de Coralie quand elle voit Killian. C’est une des quatre maîtres-nageurs à avoir porté secours au garçon de 12 ans, le dimanche 13 août. Killian, lui, n’a de cesse de raconter ses dernières semaines à tout le personnel de la piscine Thalassa, en particulier à Coralie, Sylvain, Sébastien et Patrice, qui lui ont sauvé la vie ce dimanche d’été.


« Les médecins parlent d’une mort subite ressuscitée : son cœur s’est emballé, et s’est arrêté »




«  Je me sens encore fatigué, explique-t-il, d’une petite voix, entouré de sa grande sœur Manaury. J’ai perdu six kilos à l’hôpital, mais j’en ai repris deux.  » De fait, Killian revient de très loin. Victime d’un malaise cardiaque au milieu du petit bassin, réanimé par les quatre maîtres-nageurs de service, il avait été transporté dans un état grave aux urgences pédiatriques du centre hospitalier de Lille. Placé sous coma artificiel pendant deux jours, il n’était pas encore sorti d’affaire. «  Les médecins ne trouvaient pas ce qu’il avait, toute la famille a subi des examens pour voir si nous n’avions pas de problèmes cardiaques, se remémore Stéphanie, la maman de Killian. Les médecins parlent d’une mort subite ressuscitée : son cœur s’est emballé, et s’est arrêté. Finalement, il a été opéré dix jours plus tard, on lui a posé un défibrillateur qu’il aura à vie.  »


Solidarité du quartier


Extrêmement courageux, Killian n’est sorti de l’hôpital que vendredi dernier. Sa grande sœur est restée à ses côtés tout ce temps. «  Il avait peur de l’opération…  », dit-elle. Surtout, toute la famille, qui compte six enfants, a pu compter sur le soutien du quartier. «  C’est incroyable, s’étonne encore Stéphanie. On a reçu plein de messages, ça toquait à la porte, on nous a même proposé de l’argent pour payer les soins, si nous avions besoin.  » Le personnel de la piscine a suivi de très près l’évolution de Killian, parce que la famille y tenait. «  Nous avons reçu des photos et des messages par l’intermédiaire de Valérie, amie de la famille qui travaille à la piscine, aux cabines  », explique Sébastien.


« Killian n’arrêtait pas de parler d’eux à l’hôpital, il voulait absolument les remercier »


«  Je suis venue voir les maîtres-nageurs quelques jours après l’accident, témoigne la mère de famille. Killian n’arrêtait pas de parler d’eux à l’hôpital, il voulait absolument les remercier.  » Dès sa sortie, vendredi, le garçon a souhaité faire un détour par Thalassa. Il en est reparti avec un polo aux couleurs de la piscine. Celui de Coralie. «  Il l’a porté tout de suite !  » sourit sa grande sœur, photo à l’appui. Mais Killian, qui préfère la natation au football, n’est pas près de revenir piquer une tête. «  Je dois encore attendre trois mois. Mais j’en ai envie ! Je sais que je ne dois pas avoir peur.  » Avant cela, d’ici une quinzaine de jours, Killian va reprendre le chemin du collège.




«Le fait qu’il vienne nous voir, ça nous aide beaucoup»



Ce mercredi, bien qu’ayant eu des nouvelles très régulièrement, les quatre maîtres-nageurs qui ont prodigué les premiers soins à Killian – lui sauvant la vie – étaient extrêmement émus de le retrouver. «  C’était choquant de le voir dans l’état dans lequel il était, témoigne Patrice, se souvenant de ce 13 août. Et pour nous, maître-nageur, le malaise dont a été victime Killian, indétectable, sans signes avant-coureurs, c’est le pire cas qu’on puisse avoir dans une piscine.  »


Sylvain, notamment, reste marqué par les commentaires dont lui et ses coéquipiers ont été les cibles sur les réseaux sociaux. «  Les gens ne connaissent pas notre métier  », explique-t-il. La maman de Killian n’a pas non plus été épargnée par les critiques mal placées, alors qu’elle traversait un véritable enfer. Mais maîtres-nageurs et famille de Killian balaient rapidement ces mauvais souvenirs.


« C’est un miraculé »


«  Ça fait du bien qu’il soit là, sourit Sylvain. Cela n’efface pas les images de l’accident… Je me revois lui faire le massage cardiaque, alors qu’il était entre la vie et la mort… Mais le fait qu’il vienne nous voir, ça nous aide beaucoup.  » La maman du jeune garçon opine : «  C’est un miraculé.  »





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