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Lundi 19 Mai 2014L’arrêt cardiaque par ceux qui l’ont vécu
L’arrêt cardiaque par ceux qui l’ont vécuSauvé grâce à un défibrillateur
Le 26 janvier 2011 j’ai été victime d’une mort subite à la Gare de Lyon sur la plateforme du RER A. Grâce à la promptitude des secours organisés par les services de la RATP avec le concours des pompiers associés à l’exploitation de la station j’ai été défibrilé et mon cœur est reparti au 2ème choc. Le SAMU est intervenu quelques minutes après et m’a confié au service de réanimation de l’Hôpital Cochin où tout les protocoles ont été mis en œuvre. J’ai été implanté d’un défibrillateur autonome le 7 février et depuis je galope comme un jeune de 75 ans !! Je n’ai aucune séquelle.
Merci à tous; une deuxième vie s’ouvre à moi grâce à la compétence, au dévouement, au progrès de la technique et de la science. Sans le défibrillateur portable je ne serai peut être plus de ce monde. Lucien, Antony


Gestes qui sauvent et solidarité
Alors que je jouais au tennis avec mon frère aîné François, et que nous nous échauffions progressivement, mon cœur s’est arrêté. Grâce à la présence d’esprit de mon frère et à la solidarité de quelques joueurs présents sur les autres terrains du club, l’ensemble de la chaîne de survie a pu être activée le plus rapidement possible. Après que les secours aient été prévenus, ils se sont relayés à trois pour me faire un massage cardiaque (avec des connaissances plus ou moins précises). Les secours sont arrivés après 12 minutes et j’ai été stabilisé pendant environ 45 minutes. J’ai ensuite été suivi quelques semaines par d’excellents médecins. Aujourd’hui ma vie est tout à fait normale… voir encore plus belle.
Le club de tennis n’était pas équipé de défibrillateur. C’est maintenant le cas. Raphaël


Arrêt cardiaque sur le lieu de travail
> Mon frère a été victime d’un accident de travail le 14 mars 2009. Son cœur s’est arrêté et personne sur son lieu de travail a su faire les premiers secours. Après presque 45 minutes les pompiers l’ont réanimé, son cœur est reparti, mais trois mois plus tard il nous a quitté. Les premier secours sont importants pour sauver des vies et les défibrillateurs devraient être installés dans les lieux publics tels que les écoles, les lieux de travail… Cela n’arrive pas qu’aux autres et je l’ai appris à mes dépends. Aouadi, Marseille

> Je travaille dans une usine à Meaux. La semaine dernière un homme de 49 ans est mort sur mon lieu de travail d’un arrêt cardiaque. Les secours sont arrivés 7 minutes après l’incident mais malheureusement il était déja trop tard. Je n’étais pas présent à ce moment là mais je suis vraiment en colère car personne n’a réagi. Il est pourtant si simple d’apprendre les gestes qui sauvent… David, Meaux


Peut-être un défibrillateur aurait-il tout changé
En 1995, en pleine vacances d’été, mon mari s’est effondré devant nous sur le bâteau d’excursion sur lequel nous venions d’effectuer une sortie en mer. Mes quatre enfants de 5 à 13 ans étaient là ainsi que ma mère, heureusement. Nous rentrions au port et malgré la présence de deux médecins et d’une infirmière (touristes comme nous) à bord, rien n’a pu être fait pour lui. C’était au Croisic, où une seule route arrive et avec tous les touristes, les secours ont mis du temps à arriver. Peut-être un défibrillateur aurait-il tout changé? Evelyne, Vendôme


Former aux gestes de premier secours, une priorité
En tant qu’ambulancier, j’ai passé ma formation pour savoir comment utiliser un défibrillateur et j’ai trouvé cela si simple que j’estime que tout le monde devrait pouvoir s’en servir. Il devrait en avoir dans tous les lieux publics (comme dans la majorité des pays européens). Le fonctionnement est si simple et cela peut sauver tant de vies… Mais le souci en France est que peu de personnes savent faire un bon MCE (Massage Cardiaque Externe) ou un bouche à bouche ; cela peut s’apprendre en moins d’une matinée (d’ailleurs dans presque tous les pays de la communauté, c’est un cours qui existe à l’école au même titre que les maths et le français ! Heureusement que certaines personnes pensent que sauver des vies est aussi (voire plus) important que de savoir résoudre une équation ! Gaël, Nantes


Les enfants aussi …
> Le 31 décembre 2008, notre vie a basculé dans l’horreur. Mon fils Théau, âgé de 8 ans et demi, jouait dehors avec ses camarades. Il s’est écroulé , il a fait un arrêt cardiaque.
Son papa, avec ses simples connaissances des gestes de premiers secours, a essayé de le sauver (il connaissait le bouche à bouche, mais pas le massage cardiaque…..). Son petit frère de 4 ans a assisté à toute cette scène horrible et traumatisante.
Les secours sont arrivés rapidement sur place.
Son petit cœur est reparti après 30 minutes de massages et de chocs électrique. Il a été transféré à l’hôpital, mais son état se détériorait de jour en jour. Théau s’est donc envolé le 7 janvier 2009.
L’arrêt cardiaque de Théau aurait pu se produire en d’autres circonstances , dans d’autres lieux: à l’école, en sport (c’était un grand sportif: natation, Yoseikan Budo ….) par exemple.
En développant les formations aux premiers secours et en multipliant les défibrillateurs dans les lieux publics et les écoles, on pourrait pourtant sauver plus de vies
Cela peut arriver à tous, cela n’arrive pas qu’aux autres, je l’ai appris à mes dépens et je trouve que chacun d’entre nous peut potentiellement devenir le premier maillon d’un chaîne de survie. Isabelle, Liévin

> Notre fils unique Ludovic âgé de 14 ans nous a quitté le 12 janvier 2009 suite à un arrêt cardiaque en cours de sport au collège. Il était en 3ème et avait la vie devant lui. C’était un grand sportif, ceinture marron de judo il préparait sa ceinture noire. Rien oh non rien ne laissait prévoir un tel drame. Son coeur n’avait aucun problème RIEN. C’était imprévisible..
Cela peut toucher n’importe qui, n’importe où, n’importe quand. Ma femme et moi avons tout perdu ce jour maudit. Si nous continuons à survivre c’est pour lutter et obliger les écoles collèges lycées à avoir des défibrillateurs pour qu’un jour quelqu’un dise “Merci Ludovic” et pour éviter cette douleur atroce de deux parents ayant encore temps de chose à faire avec leur enfant. Pour nous c’est fini mais évitons cela a d’autres personnes… Jean-Luc, Sains En Gohelle

> Mon fils Yunès âgé de 15 ans est tombé foudroyé alors que nous nous promenions dans un parc, dimanche dernier vers 16H. Un pompier en civil lui a fait un massage cardiaque, nous essayions de lui faire du bouche à bouche, les pompiers sont arrivés, puis le SAMU. Ils ont finalement décidé de le transporter à la Pitié Salpétrière pour faire repartir le coeur. La pompe s’est arrêtée automatiquement vers 4H du matin. La mort subite ne prévient pas. Jeanne, Rosny sous bois.

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