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Jeudi 28 Septembre 2017De l’exercice physique pour l’insuffisance cardiaque ?
De l’exercice physique pour l’insuffisance cardiaque ?

Nombreuses sont les personnes qui pensent que l’activité physique peut impacter le fonctionnement du cœur. Les chercheurs des universités de Munich (Allemagne) et de Trondheim (Norvège) démontrent le contraire.


 


L’insuffisance cardiaque


 


A savoir ! Le cœur est un organe vital. Son fonctionnement est comparable à celui d’une pompe, permettant la distribution de sang gorgé en oxygène, à l’ensemble de l’organisme. Il est constitué de deux ventricules et de deux oreillettes.


L’insuffisance cardiaque est l’une des causes principales de décès au sein des pays industrialisés. Elle est définie comme une atteinte du myocarde (le muscle cardiaque), altérant alors sa capacité à envoyer du sang et de l’oxygène dans les tissus et organes de l’organisme. Le pronostic vital relatif à l’insuffisance cardiaque est jugé « engagé ».


Cette anomalie cardiaque est généralement traitée par des médicaments, voire par l’implantation d’un Pacemaker. Ce dernier permet d’optimiser la contraction du muscle cardiaque.


Bien que depuis quelques années des scientifiques aient déjà démontré que l’activité physique pouvait avoir des effets bénéfiques sur des anomalies cardiaques, la pratique d’exercices physiques a longtemps été considérée comme étant néfaste pour ces pathologies, de peur de les aggraver davantage.


 

L’activité physique, la solution ?


Au travers d’une étude conduite entre 2009 et 2014, dans 9 centres de recherche européens, et publiée dans le journal « The American Heart Association », des chercheurs se sont penchés sur les effets de l’activité physique sur le fonctionnement du cœur. Les 261 patients de l’étude atteints de défaillances cardiaques ont été divisés en 3 groupes :



  • Un entraînement fractionné de haute intensité (alternance de périodes d’efforts courtes et intenses et de périodes de repos) ;

  • Un entraînement modéré, mais continu ;

  • Les recommandations d’exercice régulier.



L’ensemble des participants ont été suivis 12 semaines dans ces conditions. Cette première phase de l’étude se déroulant correctement, les trois groupes ont alors bénéficié de conseils et de recommandations afin de continuer à réaliser, de manière autonome et durant 9 mois, l’activité physique, pratiquée au cours de la première phase.


Les résultats révèlent que les participants ayant bénéficié d’un suivi régulier dans leur pratique sportive, ont plus d’effets bénéfiques que les patients n’ayant reçu que de simples recommandations. L’un des chercheurs précise que l’équipe a même pu observer une diminution de la taille du ventricule gauche, ainsi qu’une meilleure fonction de « pompage » du cœur.


Les chercheurs ont également confirmé que la pratique d’une activité physique, d’intensité modérée, était bénéfique pour les patients atteints d’une déficience systolique (contraction du myocarde).


 


A savoir ! La fonction de pompage associée au cœur est une succession de systoles et de diastoles. La systole permettant la contraction du muscle et l’éjection du sang depuis le cœur vers les organes, et la diastole entrant en jeu dans la relaxation du myocarde et dans son remplissage en sang.


Ils précisent qu’une activité physique d’intensité modérée peut s’apparenter à une centaine de pas par minute (soit 3 000 pas en 30 minutes). Cependant, les exercices physiques de trop forte intensité sont déconseillés, pour cette catégorie de patients.


Enfin, les bénéfices associés à la pratique d’exercices physiques réguliers pour les patients atteints de pathologies cardiaques se traduisent, entre autres, par une meilleure endurance, une augmentation des apports en oxygène, une diminution de la pression artérielle, un meilleur fonctionnement du muscle cardiaque ainsi qu’une diminution du risque d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral (AVC).





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