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Vendredi 29 Septembre 2017Femmes et hommes inégaux face à la crise cardiaque
Femmes et hommes inégaux face à la crise cardiaque

L’American Heart Association a récemment publié une étude américaine sur l’inégalité persistante des sexes face à la mortalité des maladies cardio-vasculaires. Malgré la baisse de mortalité globale, attribuable au renforcement de la prévention et à l’amélioration de la prise en charge, des différences existent pour certains troubles tels que l'infarctus du myocarde aigu


 


Les femmes moins bien traitées ?


 


Les maladies cardiaques « restent sous-diagnostiquées et sous-traitées » assure Laxmi Mehta, Cardiologue et présidente du groupe de recherche. L’étude révèle que comparativement aux hommes, les femmes peuvent former des caillots sanguins plus silencieux et qui ne sont pas systématiquement pris en charge, voir non diagnostiqués. Cette différence, qui se manifeste par la pose plus fréquente de stents chez les hommes, expliquerait l’accélération des dommages créés sur les artères coronariennes des femmes malades. Une différence qui mènerait directement à une diminution du flux sanguin vers le muscle cardiaque, et une fragilisation du coeur.


 


Une situation problématique puisque le corps médical, dont la priorité est de soigner les cas les plus graves, serait directement mis en cause dans ce phénomène. Selon l’équipe de recherche, cette inégalité proviendrait également d’un moins bon diagnostic des causes sous-jacentes des attaques cardiaques chez la femme. La conséquence de ce deuxième point : une sous-prescription de traitements efficaces après la prise en charge de la maladie dans les populations féminines.


 


Aussi, le traitement de l’infarctus du myocarde aigu est plus complexe chez la femme pour des raisons anatomiques. Les vaisseaux sanguins d’un cœur de femme sont effectivement plus petits que chez l’homme. Ajoutons que les programmes de réadaptation cardiaque sont moins prescrits et moins utilisés par les Américaines lorsque ceux-ci sont prescrits.


 


Facteurs de risques et symptômes différents


 


Pour ce qui est des facteurs de risques, les inégalités se creusent. L’hypertension artérielle est en effet plus fortement associée à l’infarctus du myocarde chez la femme. Pire, une jeune femme atteinte du diabète voit son risque de contracter une maladie cardiaque multiplié par 4 à 5 comparativement aux jeunes hommes diabétiques.


Moins connus, les symptômes diffèrent aussi entre les deux sexes. Si la douleur thoracique reste le signal typique de l’infarctus, la femme est plus susceptible de développer des symptômes atypiques tels que l’essoufflement, les nausées et vomissements, des douleurs dans le dos et la mâchoire.





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