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Samedi 17 Mai 2014Victime d'un malaise cardiaque à l'entraînement, un joueur sauvé par ses coéquipiers
Victime d'un malaise cardiaque à l'entraînement, un joueur sauvé par ses coéquipiers«C'est un miracle.» Le sentiment des joueurs de Juillan Foot qui ont assisté à la réanimation de leur coéquipier Mickaël Cossé, 34 ans, mercredi soir à l'entraînement, est unanime. Sans l'intervention de deux joueurs, Florian Cistac, pompier volontaire aux centres de secours d'Ossun et de Tarbes, et Mickaël Lurde, pompier dans l'armée de l'air à Istres, dans les Bouches-du-Rhône, le gardien de l'équipe fanion et éducateur au club ne serait sans doute plus de ce monde. «Après un quart d'heure d'échauffement, les joueurs ont fait une pause pour boire. Alors qu'on était en train de discuter, Mickaël s'est effondré subitement», raconte le président Thierry Bordagaray.

«J'en tremble encore»
Pour la vingtaine de joueurs présents, les minutes ont paru ensuite «interminables» et «une éternité», selon leurs propres mots, jusqu'à l'arrivée pourtant très rapide des pompiers et du Samu. «J'en tremble encore», avoue Thomas Bordagaray, le fils du président. «Il a commencé par convulser puis a perdu connaissance. Nous avons essayé d'avoir son pouls mais nous n'y arrivions pas», témoigne Mickaël Lurde.

«Dans ces circonstances, on ne se pose pas de question»
Son coéquipier Florian Cistac dit ne pas avoir eu le temps d'avoir peur. «C'est vrai qu'il est toujours plus difficile de procéder aux gestes de premiers secours sur une personne qu'on connaît. Mais dans ces circonstances, les gestes arrivent directement et on ne se pose pas de questions. Nous avons pratiqué des massages cardiaques et le bouche-à-bouche. Heureusement, nous avions aussi un défibrillateur à proximité. Le président est allé le chercher et nous lui avons impulsé un choc. Le temps que les pompiers arrivent, le cœur de Mickaël s'est remis à battre et juste avant qu'il soit conditionné dans l'ambulance, il a repris conscience.»

«Ça a commencé par une crise d'épilepsie qui a retardé sans doute la crise cardiaque, témoigne Thomas Bordagaray. Trois joueurs se sont jetés sur lui dont un pour lui tenir la langue. Ils essayaient de le faire parler mais il ne réagissait pas jusqu'au moment où son cœur s'est arrêté de battre. Ils lui ont fait des massages cardiaques et entre-temps, ils sont allés chercher le défibrillateur. Nous avions tous les larmes aux yeux parce nous l'avons tous vu mort. J'ai des frissons rien que d'en parler. Heureusement que Florian et Mickaël étaient là, sinon nous n'aurions pas su quoi faire pour le sauver».

«Inciter à suivre la formation aux premiers secours»
«Tout le monde a été très choqué. Les joueurs n'ont pas beaucoup dormi la nuit suivante. Nous avons frôlé la catastrophe mais c'est un coup de chance incroyable que ces deux joueurs étaient à l'entraînement et l'aient pris en charge aussi vite avec beaucoup de sang-froid», déclare le président. «Il faut inciter les personnes, dans les clubs ou au travail, à suivre la formation aux premiers secours car une vie se joue à rien», estime Thomas Bordagaray. De la même manière, Florian Cistac souligne «la nécessité de former aussi bien les encadrants, les dirigeants et les joueurs aux premiers secours et de rendre obligatoire l'équipement des lieux publics d'un défibrillateur». Hier soir, Mickaël Cossé était toujours hospitalisé et subissait une batterie d'examens médicaux. Il ne se souvient plus de grand-chose. «Je discutais avec le président et un autre joueur et j'ai senti que je tombais dans les pommes. Ensuite, je me suis réveillé à l'hôpital. Je remercie Florian Cistac et Mickaël Lurde. On m'annonçait comme mort. Aujourd'hui, j'ai le sentiment d'être un miraculé.» Avait-il des antécédents ? «Comme mon père avait eu un infarctus à 37 ans, j'étais suivi tous les deux ans et là, je devais justement repasser un contrôle». Mais sa vie est sauve et c'est bien là l'essentiel. Rappelons qu'il y a une vingtaine d'années, un joueur du club, Franck Sarrabayrouse, avait été victime d'un arrêt cardiaque fatal lors d'un déplacement à Luz-Saint-Sauveur. Le stade porte aujourd'hui son nom.

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