Les actualités de notre association

Dimanche 08 Octobre 2017Crise cardiaque : la prescription des bêtabloquants remis en cause ?
Crise cardiaque : la prescription des bêtabloquants remis en cause ?

Après une crise cardiaque, les bénéfices des bêta-bloquants pour les patients qui ne souffrent pas d'insuffisance cardiaque seraient remis en cause.



La prescription des bêta-bloquants aux malades qui ont subi une crise cardiaque mais qui sont exempts d'insuffisance cardiaque serait inefficace, selon les résultats d'une étude publiée dans la revue médicale Journal of the American College of Cardiology.


Les chercheurs de l'Université de Leeds, d'Édimbourg, de l'University College London, du Bart's Heart Centre London, de la NHS Foundation Trust au Royaume-Uni ont mené une étude avec 179 810 patients ayant eu une crise cardiaque mais qui ne souffrent pas d'insuffisance cardiaque traitée ou pas avec des bêta-bloquants. Ces médicaments sont prescrits après une crise cardiaque pour réguler l'activité du cœur et le cœur et permettent une baisse de la tension artérielle.


Les résultats de cette étude révèlent que les bêta-bloquants ne réduisent pas la mortalité des patients qui ne souffrent pas d'insuffisance cardiaque.


En effet, ce traitement n'augmentait pas les chances de survie à un an chez ces patients qui n'avaient pas subi de dommages cardiaques, par rapport aux 9 335 patients sans prescription de bêta-bloquants.


Les bêta-bloquants réduisent les risques de comorbidités


L'étude a montré que les malades qui n'ont pas été traités avec des bêta-bloquants affichaient des risques de comorbidité plus sérieux que les individus traitées, comme le diabète (15.4 % contre 11.6 %), l'insuffisance rénale chronique (3.2 % contre 1.6 %), l'asthme ou la maladie pulmonaire obstructive chronique (BPCO) (20.6 % contre 7.8 %), la maladie vasculaire cérébrale (7.0 % contre 3.8 %) et des risques d'accidents cardiovasculaires (76.5 % contre 69.8 %).


«Notre étude révèle une absence de bénéfice de survie à 1 an avec les bêta-bloquants, chez survivants de crise cardiaque exempts d'insuffisance cardiaque ou de dysfonction systolique du ventricule gauche», expliquent les auteurs de l'étude. « Nous devons réexaminer par de nouvelles recherches le rapport bénéfice-risque des bêta-bloquants et leur prescription de routine chez ce groupe de patients. Si ces résultats doivent être interprétés avec grande prudence : ils ne préjugent notamment pas de l'absence d'autres avantages pour les patients, en dehors de la mortalité », concluent-ils.




Toutes les actualités