Les actualités de notre association

Mardi 17 Octobre 2017Arrêt cardiaque : connaitre les symptômes pour sauver des vies
Arrêt cardiaque : connaitre les symptômes pour sauver des vies

L'arrêt cardiaque n'est pas si brutal que cela. Il s'annonce un mois environ avant son arrivée avec des alertes et symptômes tels que la douleur de poitrine, des essoufflements, des étourdissements, des évanouissements ou des palpitations. Mais seuls 19% des patients appellent les secours.


Chaque année, environ 50 000 Français décèdent prématurément d'un arrêt cardiaque. Soit environ un arrêt cardiaque toutes les 10 minutes. Et, seuls 5 à 7 % des victimes d'arrêt cardiaque survivent. Or, certains signes avant-coureurs surviennent souvent plusieurs semaines avant l'accident. Pris en considération, ils pourraient alerter les malades et augmenter leurs chances de survie, selon les résultats d'une étude publiée dans la revue médicale Annals of Internal Medicine.


«Plus de la moitié des patients qui meurent subitement auraient des signes avant-coureurs, ce qui laisserait largement le temps d'intervenir », explique Eloi Marijon auteur de l'étude.


Les chercheurs de L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ont étudié précisément ce qui se passait dans les 4 semaines précédant la survenue d'un arrêt cardiaque. Ils ont reconstitué des évènements chez 839 hommes et femmes victimes de mort subite en interrogeant précisément les témoins, les membres de la famille, mais également les données médicales des hôpitaux et des médecins libéraux de la région.








Les symptômes les plus fréquents








La douleur dans la poitrine était le symptôme le plus fréquent. Les autres signes d'alerte étaient l'essoufflement d'effort et les pertes de connaissance. « Dans deux cas sur trois les douleurs de la poitrine étaient caricaturales d'un problème cardiaque, avec une douleur intense en étau. Mais elles avaient été intermittentes jusqu'à la survenue de l'arrêt cardiaque. En revanche, lorsque c'était une difficulté pour respirer, elle démarrait quelques jours avant et était le plus souvent continue jusqu'à l'arrêt cardiaque», précise le chercheur de l'Inserm et cardiologue.








Les malades mal informés








L'étude a aussi montré que seulement 19% des malades qui « répondaient » à ces symptômes ont appelé les secours (le 15). Les malades qui ont appelé présentaient 6 fois plus de chance de survivre (atteignant plus de 30% de survie) comparés à ceux ayant négligé leurs symptômes.








« La leçon, c'est que si vous avez ce genre de symptômes, il ne faut pas les ignorer. Si vous êtes dans cette situation, allez au plus vite voir votre médecin traitant. Et surtout ne perdez pas de temps », insiste l'auteur de l'étude


 


 



Toutes les actualités