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Jeudi 26 Octobre 2017Maladies cardiaques : le chômage augmente de 50% le risque de décès
Maladies cardiaques : le chômage augmente de 50% le risque de décès

L'inactivité professionnelle augmente le risque de décès des personnes insuffisantes cardiaques autant que le diabète ou un antécédent d'accident vasculaire cérébral.



Le chômage est associé à un risque de décès de 50% plus élevé chez les patients atteints d'insuffisance cardiaque, selon les résultats d'une étude publiée dans la revue médicale Heart Failure.


Les chercheurs de l'Université de Copenhague (Danemark) ont mené une étude avec 20 000 patients souffrant d'insuffisance cardiaque et ont constaté que le fait d'être au chômage était lié à une plus grande probabilité de décès que le diabète ou un antécédent d'accident vasculaire cérébral. Les chercheurs ont comparé les risques de décès toutes causes confondues chez les patients souffrant d'insuffisance cardiaque, selon qu'ils travaillaient ou non.


Sur les 21 455 patients hospitalisés pour la première fois pour insuffisance cardiaque, 11 880 (55%) faisaient partie de la classe ouvrière.


Au cours d'un suivi moyen de 1005 jours, 16% des employés et 31% des chômeurs sont décédés, tandis que 40% des employés et 42% des chômeurs ont été ré-hospitalisés pour insuffisance cardiaque.


Le travail, une valeur à prendre en compte médicalement


Les résultats de l'étude ont montré que les patients souffrant d'insuffisance cardiaque au chômage ou de la classe ouvrière présentaient un risque accru de décès de 50% et un risque accru de 12% de réhospitalisation pour insuffisance cardiaque par rapport à ceux qui travaillaient.


«Le travail est plus qu'une mesure physique, car il a également une influence sur la qualité de vie. Il s'est révélé important pour la santé mentale et le bien-être. Ainsi, tant du point de vue physique que psychologique, il est logique d'inclure l'emploi dans l'évaluation du pronostic des jeunes malades cardiaque», rappelle l'auteur principal, le Dr Rasmus Roerth, médecin à l'Hôpital universitaire de Copenhague (Danemark).


Les chercheurs affirment l'intérêt donc de prendre en compte le statut professionnel dans l'évaluation du pronostic des jeunes patients cardiaques : « Il pourrait être très utile pour le médecin de considérer le statut de l'emploi comme marqueur pronostique en lien avec les maladies chroniques graves ».




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