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Mardi 31 Octobre 2017Prévenir la mort subite chez l’adulte
Prévenir la mort subite chez l’adulte

En France, l’incidence de la mort subite est élevée avec près de 40 000 nouveaux cas chaque année. Par ailleurs, son taux de survie est faible (7% en Ile-de-France), ce qui en fait un enjeu de santé publique majeur. Optimiser la prévention avec une approche multidisciplinaire semble indispensable. 


Point sur la mort subite


La mort subite est définie comme étant un arrêt cardiaque survenant soudainement et de façon inattendue chez une personne a priori en bonne santé. Bien entendu lors d’un décès, peu importe la cause, au final l’individu meurt toujours d’un arrêt cardiaque. Et, dans la grande majorité des cas, cet arrêt cardiaque est l’ultime étape d’une pathologie préexistante (cancer, infection grave, etc.).


En revanche, certaines fois, l’arrêt cardiaque survient soudainement sans présence de maladie ou de circonstance particulière (noyade, suicide, etc.) au préalable. C’est ce type de décès inopiné dont la cause présumée est cardiaque que l’on appelle mort subite.


Dans la majorité des cas, ce type de décès est d’origine cardiaque. Les cardiopathies ischémiques (maladies liées à une insuffisance d’apport en oxygène au muscle cardiaque) sont en cause dans 80 % de ces décès. L’âge moyen des victimes de la mort subite est de 65 ans. Les hommes sont les plus touchés (dans 69% des cas).


A savoir ! La mort subite n’est pas si soudaine. En effet, près de 50% des victimes ressentent une douleur thoracique évocatrice avant l’arrêt cardiaque, mais seuls 20% des patients alertent les secours.


Par ailleurs, la mort subite survient dans 75% des cas au domicile de la victime, avec la présence d’un proche (80% de ce type de décès) et seulement, la moitié d’entre eux ont le réflexe de débuter un massage cardiaque en attendant l’arrivée des secours.


 

Comment prévenir la mort subite ?


La prévention de la mort subite repose sur deux grands axes principaux : le premier consiste à prendre en charge toutes cardiopathies connues, et le second à procéder à l’implantation d’un défibrillateur chez les personnes à haut risque.


On distingue, cependant, plusieurs niveaux de prévention :



  • La prévention primaire s’adressant à l’ensemble de la population : contrôle des facteurs de risques cardiovasculaires par l’application de mesures hygiéno-diététiques basiques et éducation de la population au massage cardiaque ainsi que mise à disposition de défibrillateur externe. Le dépistage des cardiopathies chez un sujet à risque est également indispensable ;

  • La prévention secondaire cible les patients atteints d’une pathologie cardiaque : l’instauration d’un traitement médicamenteux (voire l’implantation d’un défibrillateur) est essentielle afin de contrôler la pathologie ;

  • La prévention dite subaiguë dont l’objectif est l’identification des sujets à risque immédiat (les minutes, heures ou jours précédents une mort subite). Elle repose notamment sur l’éducation des patients afin qu’ils reportent sans délai tout symptôme évocateur ainsi que sur la mise en place de stratégies de prise en charge précoce.


Par ailleurs, 10 règles d’or ont été élaborées par le groupe des cardiologues du sport à destination des sportifs. En effet, malgré les bénéfices incontestables d’une activité physique, elle peut aussi parfois être à l’origine de l’aggravation d’une pathologie cardiaque et déboucher sur la mort subite.


D’après les recommandations du Club des cardiologues du sport, il faut :


1 – Signaler à son médecin toute douleur dans la poitrine ou tout essoufflement anormal


2 – Signaler à son médecin toute palpitation survenant à l’effort ou juste après l’effort


3 – Signaler à son médecin tout malaise survenant à l’effort ou juste après l’effort


4 – Respecter toujours un échauffement et une récupération de 10 minutes lors des activités sportives


5 – Boire 3 ou 4 gorgées d’eau toutes les 30 minutes d’exercice, à l’entraînement comme en compétition


6 – Eviter les activités intenses par des températures extérieures < – 5°C et > 30°C et lors des pics de pollution


7 – Ne jamais fumer 1 heure avant ni 2 heures après une pratique sportive


8 – Ne jamais consommer de substance dopante et éviter l’automédication


9 – Ne pas faire de sport intense en cas de fièvre ni dans les 8 jours suivant un épisode grippal (fièvre + courbatures)


10 – Faire un bilan médical avant de reprendre une activité sportive intense (plus de 35 ans pour les hommes et plus de 45 ans pour les femmes


 




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