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Samedi 04 Novembre 2017Un infarctus sur deux est asymptomatique... mais tout aussi grave
Un infarctus sur deux est asymptomatique... mais tout aussi grave

Une fois sur deux, l'infarctus n'est accompagné d'aucun symptôme. Mais ces infarctus font autant de dégâts que les crises cardiaques plus "classiques".



Une étude publiée dans la revue médicale Circulation révèle qu'une crise cardiaque sur deux est "silencieuse", c'est-à-dire qu'elle ne provoque aucun des symptômes classiques que sont la pression dans la poitrine, la douleur dans le bras gauche, l'essoufflement, les sueurs ou les nausées. Pourtant, selon le Dr Elsayed Soliman du Centre médical Wake Forest Baptist de Caroline du Nord (Etats-Unis), qui a dirigé cette étude, "ce type d'infarctus fait autant de dégâts qu'une crise cardiaque plus classique. Comme les patients ne savent pas qu'ils ont eu un problème cardiaque, ils ne peuvent pas recevoir le traitement adéquat qui leur permettrait d'en éviter une autre".


Trois fois plus de risques de mourir d'une maladie cardiovasculaire


Pour cette étude, le Dr Soliman et son équipe ont étudié les dossiers médicaux de 9500 hommes et femmes qui participaient à une étude sur le risque cardiaque. Au cours des 9 années de cette étude, 317 avaient eu une crise cardiaque "silencieuse" et 386 un infarctus avec des symptômes typiques. Ce qui signifie que les crises cardiaques sans symptôme représentaient 45% des infarctus du groupe. A noter qu'une crise cardiaque "silencieuse" peut quand même être détectée plus tard sur un électrocardiogramme car elle laisse une empreinte sur le cœur.


Chaque participant a ensuite été suivi pendant 20 ans. Les chercheurs ont alors constaté que les crises cardiaques silencieuses triplaient le risque de mourir d'une maladie cardiovasculaire plus tard dans la vie. Les médecins ont également noté que ce type d'infarctus était plus fréquent chez les hommes que chez les femmes




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