Les actualités de notre association

Mercredi 06 Décembre 2017Manger vite accroit les risques de syndrome métabolique
Manger vite accroit les risques de syndrome métabolique

Prendre le temps de mâcher et savourer son repas est important pour contrôler son tour de taille et rester en bonne santé selon une étude de l'Université d'Hiroshima au Japon.



Manger doucement mais sûrement. Les personnes qui mangent lentement ont moins de risques de devenir obèses et de souffrir de maladies cardiaques ou de diabète. Ce sont les résultats d'une récente étude de l'Université d'Hiroshima (Japon) présentée aux réunions annuelles de l'American Heart Association (AHA) et publiée dans la revue scientifique EurekArlert.





Les chercheurs expliquent également que manger trop vite peut entrainer un syndrome métabolique. Ce syndrome se manifeste par un ensemble de signes, qui, lorsqu'ils sont associés, sont témoins d'un excès de graisses toxiques pour l'organisme. Parmi les symptômes, on retrouve une obésité abdominale, un taux important de sucres dans la sang ou encore une tension artérielle élevée.


Augmentation du poids, du tour de taille et du taux de glycémie 


L'étude a commencé en 2008 et a porté sur 642 hommes et 441 femmes âgés d'en moyenne 51 ans. Aucun d'entre eux ne présentait de syndrome métabolique au début de l'étude. Les participants ont été divisés en trois groupes selon la description de leurs habitudes alimentaires. D'un côté les personnes qui mangeaient rapidement, d'un autre celles qui mangeaient à une vitesse normale et enfin les participants déclarant manger lentement.


Au bout de cinq ans, les chercheurs ont constaté que les participants qualifiés de mangeurs rapides présentaient un risque de 12% de développer un syndrome métabolique. Pour les personnes mangeant à une vitesse normale, ce risque était de 6,5% et pour les mangeurs lents, il descend à 2,3%. Ils ont également remarqué que plus la vitesse d'alimentation était rapide, plus les participants avaient pris de poids, plus leur tour de taille était large et leur taux de glycémie élevé.


"Lorsque les gens mangent vite, ils ont tendance à ne pas atteindre la sensation de satiété et risquent de trop manger", explique le Dr. Takayuki Yamaji, auteur de l'étude et cardiologue à l'Université d'Hiroshima. Cela "entraine une importante fluctuation de la glycémie, ce qui peut conduire à une résistance à l'insuline" poursuit-il. "Manger doucement peut être un changement crucial à opérer sur notre mode de vie pour éviter le syndrome métabolique", conclut le cardiologue.




Toutes les actualités