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Samedi 23 Décembre 2017Le risque de crise cardiaque fatale augmente durant les fêtes de fin d'année
Le risque de crise cardiaque fatale augmente durant les fêtes de fin d'année


es fêtes de fin d'année sont l'occasion de passer un bon moment en famille et avec ses amis. Mais cette période est aussi propice à des accidents cardiovasculaires graves... Afin de passer de bonnes fêtes, il est important de connaître ce risque. Chaque année, au moment de la période de Noël et du jour de l'An, les États-Unis enregistrent un pic de décès par crise cardiaque. Une étude de 2017 réalisée dans l'hémisphère sud suggère que ce ne serait pas à cause de l'hiver, mais bien des fêtes de fin d'année. Attention au stress, aux émotions fortes, aux excès alimentaires et d'alcool qui augmentent ce risque ; prenez soin de vous !



 


 


 


Les fêtes de fin d'année riment généralement avec emploi du temps surchargé, transports fatigants, repas copieux, consommation d'alcool élevée et stress émotionnel. Autant de facteurs qui peuvent mettre à mal votre cœur. Comme elles ont lieu en hiver, dans l'hémisphère nord, lorsque les températures sont plus fraîches, le diamètre des vaisseaux sanguins diminue, ce qui accroît l'effort demandé au cœur. En outre, la saison est aussi propice aux infections respiratoires, comme la grippe.


 


Alors l'excès de décès est-il dû à la saison hivernale ? Pour le savoir, des chercheurs de l'université de Melbourne en Australie ont analysé les données sur les décès ayant eu lieu en Nouvelle-Zélande entre 2015 et 2016. La Nouvelle-Zélande est un pays de 4 à 5 millions d'habitants, situé dans l'hémisphère sud, et qui fête Noël en plein été. Les chercheurs se sont intéressés à la période allant du 25 décembre au 7 janvier.


 


D'après les résultats parus dans la revue Journal of the American Heart Association, 738.409 décès ont eu lieu. Les chercheurs ont montré une augmentation de 4,2 % des décès par crise cardiaque sur la période de fêtes, conduisant à quatre décès en plus chaque année. Ils ont aussi trouvé que les personnes qui décèdent pendant les fêtes de fin d'année avaient en moyenne 76,8 ans : elles étaient plus jeunes d'une année que celles qui meurent des mêmes causes pendant le reste de l'année.


 


 

 


Le pic de décès n’est pas dû aux températures hivernales


 


Ces nouveaux résultats sont proches de ceux parus en 2016 qui ont montré une augmentation de 5 % des décès par crise cardiaque aux États-Unis pendant la période de Noël et du jour de l'An. En Grande-Bretagne, des chercheurs ont publié des analyses similaires en 2015 montrant l'absence de pic de décès par crise cardiaque à Noël, mais une augmentation pour le Jour de l'An.


 






Les chercheurs proposent plusieurs explications pour expliquer ce phénomène. La première est que pendant les fêtes, les patients ne trouvent pas les soins médicaux auxquels ils ont accès pendant le reste de l'année. Par exemple, s'ils sont loin de leur lieu d'habitation, ils ne connaissent pas très bien leur nouvel environnement.



 


Une autre explication serait liée à un « déplacement » des décès pendant la période des fêtes : certaines personnes décéderaient à une date qui a un sens pour elles, une hypothèse plausible, comme l'explique le principal auteur de l'article, Josh Knight, dans un communiqué« la capacité des individus à modifier leur date de décès en fonction des dates importantes a été à la fois confirmée et réfutée dans d'autres études ».


 


D'autres hypothèses sont possibles et doivent être confirmées : elles concernent le rôle de l'alimentation, de la consommation excessive d'alcool et du stress.



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