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Vendredi 12 Janvier 2018Le zona favorise le risque de crise cardiaque et d'AVC

Le zona, ou réactivation de la varicelle, serait en cause dans l'augmentation de risque de maladies cardiovasculaires.



Le zona augmente de 35% le risque d'accident vasculaire cérébral et celui de l'infarctus du myocarde de 59%, selon les résultats d'une étude publiée dans la revue médicale Journal of the American College of Cardiology. C'est au cours de la première année après l'infection que le risque cardiovasculaire est le plus fort, et la probabilité de subir un AVC est plus élevée chez les patients de moins de 40 ans. Maladie imprévisible et douloureuse, le zona est dû à la réactivation du virus de la varicelle, resté en sommeil dans l'organisme.





Le zona, facteur de risque de maladies cardiovasculaires


Les chercheurs de l'Université d' Ulsan, à Séoul, en Corée du Sud ont étudié l'association entre le zona et les risques cardiovasculaires en utilisant une base de données coréenne sur les soins de santé couvrant l'ensemble de la population du pays, portant sur 519 880 adultes qui ont reçu un examen médical pendant une période de 10 ans. Au total, 23 233 (4%) de ces patients ont été diagnostiqués comme ayant un zona. Les deux groupes ont ensuite été suivis pour le développement de l'AVC ou de l'infarctus du myocarde.


Les résultats de l'étude ont montré que les individus infectés par un zona avaient 41% de plus de probabilité de souffrir d'un problème cardiovasculaire, comparés au groupe témoin. Dans le détail, le zona a augmenté de 35% le risque d'accident vasculaire cérébral et de 59% celui de l'infarctus du myocarde.


Les résultats de cette étude confirment les conclusions publiées en 2015 dans la revue médicale Plos One qui affirment qu'il y aurait transitoirement un plus grand nombre d'AVC ischémique et d'infarctus du myocarde chez les personnes ayant souffert d'un zona.


De nouvelles études sont nécessaires pour comprendre le mécanisme qui lie zona et maladies cardiovasculaires, mais Sung-Han Kim, du département des maladies infectieuses du Asan Medical Center à Séoul et principal auteur de ces travaux, rappelle qu'« il est important que les médecins traitants de ces patients les informent déjà de ce risque accru ».




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