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Lundi 15 Janvier 2018Cardiosens, l’application pour lutter contre les maladies cardio-vasculaires
Cardiosens, l’application pour lutter contre les maladies cardio-vasculaires

Une équipe de l’hôpital Bichat a créé une application visant à lutter contre les facteurs de risques de maladies cardiovasculaires. Les données seront analysées afin d’améliorer les applications santé.



L’objectif de l’équipe d’ingénieurs et de médecins de l’hôpital Bichat est double: lutter contre les maladies cardiovasculaires et collecter des données afin de rendre les applications santé plus efficaces . Pour se faire, ils ont créé une plateforme baptisée Cardiosens, (ou ici) disponible sur ordinateur, tablette et smartphone. Celle-ci permet aux utilisateurs d’évaluer leur santé cardiovasculaire pour ainsi prévenir et lutter contre les risques associés. 


«Ce programme teste un service de santé connecté. Il s’adresse à toute la population francophone, aussi bien en métropole qu’en outre-mer» indique Dr Boris Hansel, nutritionniste, maître de conférences à l’université Paris Diderot et coresponsable du centre de responsabilité santé e-connectée à l’hôpital Bichat. «L’objectif est de faire en sorte que l’application soit utilisée par un maximum d’adultes. Pendant un mois, nous proposons à tous ceux qui veulent protéger leur cœur de s’inscrire. Ils peuvent le faire jusqu’au 20 janvier. Il y aura une prologation si nous constatons un engouement. Une fois inscrits, les patients auront toujours accès au site, ils pourront l’utiliser tant qu’ils en tireront un bénéfice pour leur santé» précise-t-il. 


Lutte contre les facteurs de risques cardiovasculaires 


L’inscription est très simple. «Les participants doivent remplir un questionnaire d’évaluation des risques. Celui-ci recueille des informations sur leurs antécédents et ceux de leurs familles. L’utilisateur doit également indiquer, s’il le peut, les résultats de ses dernières analyses de sang ainsi que sa pression artérielle s’il la connaît. Un auto examen guide doit ensuite être réalisé par le patient, ce qui permet parfois de recueillir des informations majeures. À partir de l’ensemble des données l’application va quantifier le risque cardiovasculaire: faible, modéré, élevé ou très élevé. 


Si le patient présente des risques, des conseils lui seront donnés sur la nutrition, l’activité physique ou encore sur le suivi de son traitement. L’application rappelle aussi à l’utilisateur quand il doit procéder à de nouveaux examens, s’il doit surveiller son poids ou son tour de taille. Elle compose également des courbes de suivi imprimables pour les fournir à son médecin» indique LE Dr Hansel. 


Première cause de mortalité


Les maladies cardiovasculaires restent aujourd’hui en France la première cause de mortalité chez la femme et la deuxième chez l’homme. «1 adulte actif sur 2 présente un risque cardio-vasculaire tel qu’une hypertension, un diabète, un surpoids ou trop de cholestérol et il apparaît que la majorité ne se fait pas suivre correctement. Deux raisons peuvent être mises en avant. D’une part, les personnes ne savent pas qu’elles sont soumises à ces facteurs de risque car ils ne donnent aucun symptôme. D’autre part, étant en activité, ils trouvent difficilement le temps d’aller chez le médecin» souligne Dr Hansel. 


Cependant, cette application n’exclut en aucun cas un suivi médical. «Il s’agit d’un dispositif sécurisé et utilisé dans le cadre du soin courant. Le but n’est pas de remplacer le médecin mais de pouvoir prioriser les examens à effectuer. Il peut être utilisé à toute heure. Il aide à évaluer et à surveiller les risques. Par ailleurs, il permet de recevoir des conseils et recommandations personnalisés» précise le nutritionniste. 


Améliorer l’efficacité des applications santé


L’objectif de cette étude est de servir aux travaux scientifiques et, à terme, d’optimiser les applications santé qui sont sur le marché. «Des techniques informatiques vont pouvoir analyser les données de façon totalement anonymisée en respectant strictement la législation en vigueur. Nous saurons si les personnes utilisent ou non des objets connectés, si elles consultent les fiches conseils, mais aussi si elles renseignent consciencieusement leurs dernières analyses. Le but est de pouvoir dresser un portrait-robot des utilisateurs afin d’améliorer et adapter au mieux notre application pour être plus efficace et savoir à qui la proposer à l’avenir» indique Dr Hansel. 


La mise en commun et l’analyse des données est prévues par les équipes. «La publication des résultats se fera début 2019. Cette application est ouverte à tous et les volontaires que nous recrutons le font avant tout pour eux» rappel Dr Hansel.


» Pour vous inscrire à l’application: https://www.cardiosens.com/vitrine/ 




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