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Samedi 20 Janvier 2018Rupture : l'impact sur le cerveau décrypté par un psy
Rupture : l'impact sur le cerveau décrypté par un psy

La violence psychologique d'une rupture amoureuse serait comparable aux symptômes ressentis par un toxicomane en sevrage. Un psychologue américain détaille les mécanismes à l'oeuvre dans le cerveau.



Le syndrome du cœur briséou "Tako-tsubo" est une pathologie reconnue par les scientifiques qui reconnaissent les répercussions parfois dommageables d'un chagrin d'amour sur la santé cardiovasculaire. Et le cerveau dans tout ça ? Guy Winch, psychologue américain, souligne dans une tribune sur Psychology today, que le cœur n'est pas le seul à "trinquer" en cas de rupture amoureuse. Les dommages peuvent aussi se ressentir violemment sur le cerveau. Le spécialiste décrit cette souffrance psychologique, afin d'inviter à mieux comprendre ces réactions et, à terme, mieux panser ses bobos de l'âmequand une histoire amoureuse se termine. Le psychologue distingue trois manifestations :





1.La douleur émotionnelle


Celle-ci est aussi intense qu'une douleur physique. Elle peut être presque aussi insupportable. En revanche, la souffrance psychologique peut durer un temps indéterminé.


2. Les symptômes de sevrage


Deuxième aspect souligné par l'expert : les symptômes de sevrage. Ceux-ci sont du même ressort que les mécanismes qui s'activent lorsque les toxicomanes se sèvrent de substances comme la cocaïne et les opioïdes. "Ces symptômes de sevrage puissants (de la perte de l'amour) ont un impact sur notre capacité à penser, à se concentrer", précise Guy Winch. Face à la violence de ces manifestations, le psychologue invite à la patience et à la compassion de la part de l'entourage et aussi chez la personne en souffrance. "Nous ne nous attendrions jamais à ce qu'un toxicomane en pleine période de retrait soit capable de fonctionner dans son travail ou dans sa vie personnelle parce que nous comprenons qu'il se trouve dans un état mental temporairement anormal. Nous devons penser au chagrin dans les mêmes termes et modifier nos attentes envers nous-mêmes et envers les autres en conséquence".


3. Les pensées parasites qui rouvrent la plaie


Le troisième et dernier avatar de cette violence post-rupture concerne les pensées intrusives. Ces images mentales, bribes de conversation, souvenirs, refont surface sans crier gare des dizaines de fois par heure, et ravivent la douleur émotionnelle liée au manque de l'autre. "Chaque fois qu'une pensée intrusive apparaît, elle nous interrompt, rouvre notre plaie, réactive notre douleur émotionnelle et déclenche nos symptômes de sevrage. Étant donné que des pensées intrusives peuvent se produire, et étant donné leur capacité à nous relâcher, il est clair que tant d'entre nous luttent pour surmonter leur chagrin et se rétablir en temps opportun".


Le psychologue encourage à être plus bienveillant envers soi et à ne pas faire preuve de blâme inutile et d'autocritique pour surmonter son chagrin.




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