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Samedi 21 Avril 2018Coeur et femmes
Coeur et femmes

Nous sommes toutes concernées par les maladies cardio-vasculaire : Qu'attendons nous pour réagir ? Quelle prise de conscience en France ?


Les maladies cardio-vasculaires (MCV) sont encore la première cause de mortalité chez les femmes en France. Santé Publique France alerte sur une nouvelle augmentation du taux d’hospitalisations pour infarctus du myocarde de 5 % par an chez les femmes de 45 à 54 ans (BEH, mars 2016). En vivant au même rythme que les hommes, les femmes ont adopté un mode de vie similaire délétère et sont très exposées aux nouveaux risques psycho-sociaux. Les facteurs de risques hormonaux ne sont pas encore assez pris en compte. Les femmes se croient culturellement protégées jusqu’à la ménopause, elles ne se sentent pas concernées, ne connaissent pas les symptômes atypiques, culpabilisent par rapport à leur environnement. Les professionnels de santé ne s’alertent pas assez par méconnaissance ou par croyance. Tous ces préjugés complexes conduisent à des prises en charge insuffisantes, retardées voire non réalisées.


Une prise de conscience internationale de l’inégalité entre les femmes et les hommes face aux maladies cardio-vasculaires a permis de donner une alerte rouge dès la fin des années 1990. La France rattrape son retard progressivement depuis 5 ans notamment grâce à l’engagement de la Fédération Française de Cardiologie. Celle-ci avait édité en 2014 un livre blanc pour une stratégie nationale de prévention des MCV. Le premier chapitre, consacré aux femmes, a proposé sept recommandations pour combattre les préjugés. La plupart ont été mises en application. Ainsi, des campagnes médiatiques (« Préjugés » et « Casting ») et de nombreux communiqués de presse ont été d’indispensables relais, permettant d’amener au sein de chaque foyer les informations pratiques pour sensibiliser les femmes. Une prise de conscience collective est donc née en France. C’est ce que nous enseigne l’enquête IFOP conduite en février 2018 chez plus de 1000 femmes en France. Des travaux de recherche consacrés aux maladies cardio-vasculaires de la femme se développent.


Nous devons garder en nous cette motivation profonde, cet engagement de continuer à lutter contre certains préjugés persistants en 2018. Il ne s’agit pas d’un effet mode. Continuons à oeuvrer positivement en mettant en commun nos savoir-faire, à rendre les femmes actrices de leur prévention. Dans un avenir proche, nous pourrions espérer la mise en place d’une consultation organisée de dépistage cardio-vasculaire à partir de 50 ans. Une sensibilisation de la population par une Journée nationale « Coeur de femmes » pourrait également renforcer le cercle vertueux de la prévention cardio-vasculaire féminine en France.



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