Les actualités de notre association

Jeudi 31 Mai 2018Arrêts cardiaques  : « On peut sauver chaque année 5 000 vies supplémentaires en France »
Arrêts cardiaques  : « On peut sauver chaque année 5 000 vies supplémentaires en France »

Dans une tribune au « Monde », deux spécialistes expliquent pourquoi le service du « Bon Samaritain », qui permet de solliciter à tout moment un citoyen formé aux gestes de premiers secours, doit être étendu à tout le territoire.Chaque année, 50 000 Français sont victimes d’un arrêt cardiaque inopiné, encore appelé mort subite. Neuf sur dix en meurent. Douze fois plus que le nombre de morts sur la route. Il y a dix ans déjà, comme anesthésiste-réanimateur et urgentis­te, nous appelions, dans ce même journal, à la mise en place d’un véritable « Plan arrêt cardiaque » (« Un plan contre la mort subite », Le Monde du 12 septembre 2007). Il recommandait l’installation massive de défibrillateurs dans les lieux publics, ainsi que la simplification de leur utilisation par le premier témoin, même non qualifié.


Une vaste campagne de sensibilisation et de formation aux gestes qui sauvent était suggérée. Tout cela s’est en grande partie réalisé (notamment grâce au décret Xavier Bertrand et Philippe Bas en 2007) et s’est avéré efficace et utile, puisque la survie, à l’époque de 5 %, est passée à près de 10 %, un doublement heureux, mais insuffisant.


Il ne faut pas en rester là, mais comprendre que tout est désormais en place pour passer à l’étape suivante : celle de doubler dans les cinq prochaines années le taux de survie de la mort subite en France. Le but est de sauver 5 000 vies supplémentaires par an, le tout sans dépenser un euro de plus. C’est possible grâce à la technique dite du « Bon Samaritain ».


Un bon samaritain est un citoyen, sensibilisé et formé aux gestes de premiers secours, qui accepte de s’inscrire sur un site ou une application mobile. Grâce à cette application, il est géolocalisé et sollicité à tout moment par les services de secours (pompiers et SAMU) pour prodiguer à la victime d’une mort subite les gestes qui sauvent dans l’attente de l’arrivée des secours médica­lisés. Epaulé par téléphone, il commence alors un massage cardiaque, utilise un défibrillateur éventuellement apporté par un autre bon samaritain se trouvant dans le secteur.



Toutes les actualités