Les actualités de notre association

Lundi 31 Mars 2014Cinq personnes sauvent leur coéquipier avec le défibrillateur
Cinq personnes sauvent leur coéquipier avec le défibrillateur C'est fou comme la vie tient quelquefois à peu de choses. V.(1) 49 ans, Dracénien, frappé de mort subite cardiaque, il y a quelques semaines, lors d'un entraînement de badminton au Cosec doit sa vie à la présence d'un défibrillateur automatique qui n'était pas là six mois avant. Autour de lui, cinq coéquipiers, dont la secrétaire médicale d'un cabinet de cardiologie, - il faut le faire! - possédaient tous une formation aux premiers secours. Ce qui n'est pas nécessaire avec un défibrillateur automatique, mais peut constituer un plus durant ces quelques minutes primordiales.

"Vous êtes sa seule chance de survie"

En effet, «une intervention rapide grâce au défibrillateur et au massage cardiaque permettrait de sauver près de 12 000 vies chaque année, selon l'Inserm», précise Christophe Nervi, conseiller de prévention à la mairie, qui avait installé le précieux appareil.

«Le taux de survie est de 2 %, faute de soins d'urgence arrivés» dans les premières minutes, précise-t-on à la Cad. « Vous êtes sa seule chance de vie», explique le médecin régulateur du Samu ce fameux soir à Jennifer 29 ans, qui l'informe en direct des gestes effectués par ses camarades. Alors que V. vient de s'arrêter complètement de respirer après avoir tout d'abord perdu connaissance, Bertrand 41 ans, président du Draguignan Badminton club et Guillaume, 36 ans joueur, attaquent le massage cardiaque. «

Les gestes sont revenus tout de suite. Cela faisait un an que je n'avais pas fait de formation. Mais sur le coup, je suis resté assez zen. En arrivant sur la victime, on revoit les cours. J'avais répété les gestes durant trois-quatre jours d'affilée à Canjuers. D'où l'importance de la formation», explique Guillaume, militaire.

"Quand ça repart, c'est super!"

« C'est une aide quand même, même si on est bien guidés», précise ce dernier. C'est le défibrillateur à commande vocale, qui après avoir analysé l'absence de pouls, a annoncé la délivrance d'un choc électrique, puis commandé ensuite la reprise du massage cardiaque. «Quand ça repart, c'est super! confient les coéquipiers. L'appareil continue ses analyses en attendant l'arrivée des pompiers».

À cinq minutes près, avant que V. ne s'effondre sur le sol lors d'un échange «sans intensité physique», précise Jean-Pascal, tous étaient sur le départ... Un timing parfait.

Toutes les actualités