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Mardi 18 Mars 2014EXPÉRIENCES DE MORT IMMINENTE : RÉALITÉ OU CROYANCE ?
EXPÉRIENCES DE MORT IMMINENTE : RÉALITÉ OU CROYANCE ?Voici ce que j'ai vécu lors de mon arrêt cardiaque ......le tunnel avec la lumière de l'amour au bout.

Que savons-nous des expériences de mort imminente ?

Quand les humains sont sur le point de mourir, mais finissent par être sauvés, il arrive qu'ils gardent des souvenirs de la période passée "entre vie et mort".

E-santé a rencontré le Dr Jean-Jacques Charbonier, anesthésiste réanimateur, qui s'intéresse à ces expériences dites de mort imminente ou de mort provisoire et a publié un livre à ce sujet.

Quand a-t-on décrit ces expériences de mort imminente pour la première fois ?
Les premières expériences décrites remontent à très longtemps, avant Jésus-Christ, puisque Platon lui-même en parlait déjà. Cela existe donc depuis toujours. Raymond Moody, un professeur de philosophie, a été interpelé par ces récits dans la mythologie et chez les philosophes. Des élèves lui ont rapporté ce type d’expériences.
C’est cela qui lui a donné envie d’étudier la médecine, la psychiatrie et d’écrire un livre dans les années 1970 : « La vie après la vie » qui a été un immense succès. Il a donné le nom de Near Death Experience ou NDE à ces phénomènes.

Du côté scientifique, on a commencé à en parler et on les a baptisées en français Expériences de Mort Imminente ou EMI. De mon point de vue, je pense qu’il vaudrait mieux les qualifier d’Expériences de mort provisoire.

À quels moments peut se produire une expérience de mort imminente (EMI) typique ?
Classiquement, il s’agit de quelqu’un dont le cœur s’arrête. Il est en état d’arrêt cardiaque. Au bout de 15 secondes, cette personne a un électroencéphalogramme plat correspondant à un arrêt du fonctionnement du cerveau, signe d’une mort clinique. On pourrait donc dire que les personnes qui sont revenues d’un arrêt cardiaque sont revenues d’une mort clinique.

Ensuite, même dans les meilleures conditions possibles, c’est-à-dire en soins intensifs ou en réanimation, il faut au moins 2 minutes avant de faire repartir un cœur arrêté. Tous ceux qui ont connu un arrêt cardiaque ont connu une mort provisoire.

Quelle est l’expérience vécue par la personne passée par cette mort provisoire ?
L’expérience typique est celle d’une personne qui sort de son corps.
On parle de décorporation. Elle voit alors ce qui se passe à l’extérieur. Elle assiste à sa réanimation, elle peut aller se promener dans une autre pièce. Il suffit parfois qu’elle pense à une personne pour aller la trouver où qu’elle se trouve. C’est comme s’il se produisait une dissociation corps-espace.

Cette personne passe ensuite dans un tunnel, ou un endroit obscur.
Et tout au bout, il y a une lumière d’amour inconditionnel dans laquelle elle ressent un bien-être extraordinaire.
Elle peut rencontrer des personnes décédées, ou encore un guide spirituel comme Dieu, Bouddha, Marie… Selon sa culture.

Ensuite, elle voit sa vie passer en revue en accéléré.
On qualifie cela de rétrocognition.
Et elle ressent tout le bien et le mal qu’elle a fait au cours de sa vie.
Certaines personnes font aussi des expériences de précognition. Elles voient ce qui va se passer dans le futur, un peu comme de la voyance.

Prenons un exemple réel : un homme a eu un accident vasculaire très grave, une hémorragie externe. Il s’est coupé une artère et a subi un arrêt cardiaque. Il a décrit cette expérience de tunnel, et il a vu une scène où il était avec une femme et deux enfants. Il ne les connaissait pas. Il les voyait dans une maison en regardant par la fenêtre. Plus tard, il a rencontré cette femme et il a eu les enfants qu’il avait vus et il a vécu dans cette maison qui lui était apparue.

Quand une personne vit une expérience de mort imminante (EMI), quelles en sont les conséquences ?
Elles sont pratiquement toujours les mêmes : la personne est transformée.
Les gens changent totalement de valeurs. C’est d’autant plus net que nous vivons dans un monde où nous sommes axés sur des repères matérialistes.
La question que se posent ces personnes qui, en quelque sorte, reviennent de l’au-delà, c’est : « Qu’as-tu fait de ta vie ? As-tu aimé les autres ? » Ils sont dans un auto jugement profond de leur vie. Ils réalisent que ce qui compte, c’est de donner le plus d’amour possible au monde.

Alors, ils s’investissent dans des associations, militent pour des œuvres humanitaires ou caritatives, développent des talents artistiques. Ils ont envie de donner aux autres, de transmettre cet amour qu’ils ont connu dans la lumière. Et ce n’est pas toujours facile. J’ai connu l’exemple d’un chef d’entreprise qui a eu un accident de voiture et une EMI. Par la suite, personne ne le reconnaissait plus. Il a perdu ses amis, sa femme, et aujourd’hui, il dit qu’il peint ce qu’il a vu dans la lumière
L’expérience décrite est une réalité, puisqu’elle est décrite de manière presque identique par de nombreuses personnes.
Néanmoins, toutes les victimes d’un arrêt cardiaque qui reviennent à la vie ne font pas cette expérience. Seuls 18 % des adultes se souviennent de ce qu’elles ont vécu dans l’au-delà.
Pour les enfants, 65 % s’en rappellent, peut-être parce qu’ils refoulent moins ce vécu et l’acceptent mieux !

De mon point de vue, voici comment je l’analyse : quand le cerveau s’éteint, nous avons une autre conscience qui ne fonctionne pas avec un cerveau en état de marche. C’est ainsi, par cette deuxième conscience, que nous avons accès à des informations, que nous pouvons nous déplacer dans l’espace…
Peut-être que l’état de transe de l’hypnose, les états de conscience modifiée, ou encore l’état d’éveil du bouddhisme sont en relation avec cette deuxième conscience.
Ainsi, nous aurions deux consciences : une conscience classique, analytique, reconnue par tous et par le corps médical. Elle nous situe dans le temps et dans l’espace et elle est reliée à nos cinq sens. Elle mesure, évalue…
Et puis, nous avons une autre conscience, révélée pour certains dans le coma, dans les états de mort imminente, les anesthésies, les prises de substances psycho actives, et il s’agit d’une conscience intuitive, ne passant pas par nos cinq sens et reliée à nos capacités extrasensorielles, comme les rétrocognitions, les précognitions, les échanges avec les défunts, le sens artistique…

EMI : que sait-on au juste qui soit incontestable ?
Je vous raconte un cas, celui de Pamela Reynolds. Cette femme a dû être opérée du tronc cérébral, une zone profonde du cerveau. Pour ce faire, il a fallu interrompre la circulation pendant 1h30 dans son cerveau. Afin de protéger ses neurones pendant l’intervention et afin qu’ils ne soient pas lésés, les anesthésistes ont refroidi son cerveau à 15°C. À cette température, il n’y a plus aucun échange chimique ou électrique entre les neurones. L’électroencéphalogramme (EEG) est plat, comme celui d’une personne décédée.

Or cette femme a vécu une expérience de mort provisoire...
Elle est passée dans un tunnel, et un oncle décédé l’a repoussée dans son corps pour qu’elle revienne à la vie.

Plus étonnant pour nos esprits scientifiques...
Elle a pu décrire les instruments chirurgicaux et les gestes qu’elle ne connaissait pas, et même rapporter la conversation des chirurgiens pendant son opération.
Or son cerveau ne fonctionnait pas à ce moment-là.
Nous ne savons pas comment elle a pu voir ou entendre. Par quels mécanismes. En tout cas, c’est autre chose que le cerveau. Nous avons encore beaucoup de choses à apprendre sur ce sujet.

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