Les actualités de notre association

Samedi 15 Mars 2014Davantage de moyens réclamés contre les maladies du cœur
Davantage de moyens réclamés contre les maladies du cœurRappelant la forte mortalité associée aux maladies cardiovasculaires, la Fédération française de cardiologie pétitionne pour la constitution d'un « plan Cœur » sur le modèle des plans Cancer.

Depuis la création de la Fédération française de cardiologie, il y a cinquante ans, la mortalité cardiovasculaire a diminué de moitié. «Mais le combat n'est pas gagné. Au contraire, nous allons assister à une nouvelle hausse de la mortalité», a mis en garde le professeur Claude Lefeuvre, président de la fédération française de cardiologie (FFC) lors d'une conférence de presse jeudi. C'est pourquoi, la FFC soutenue par une vingtaine d' organisations et de réseaux de médecins et de patients, vient de lancer une pétition pour réclamer un plan Cœur du type de celui qui existe pour le cancer.
Avec quatre cents décès par jour en France, les maladies cardiovasculaires demeurent la deuxième cause de mortalité chez l'homme, juste derrière le cancer, et la première chez la femme. Si rien n'est fait pour les prévenir et les combattre, le nombre des personnes touchées risque de s'accroître considérablement à l'avenir. Augmentation de la durée de vie, tabagisme chez les adolescents et les femmes, sédentarité, mauvaise alimentation: tous les signaux virent au rouge et laissent présager le pire.
Les femmes ne sont pas épargnées
La FFC appelle à une mobilisation générale pour lutter contre ce fléau auquel les femmes paient désormais un lourd tribut. «Une femme sur trois va décéder d'un arrêt cardiaque ou cérébrovasculaire. Par ailleurs, nous constatons une progression des infarctus du myocarde chez la femme de moins de 55 ans», insiste le professeur Claire Mounier-Véhier, vice-présidente de la FFC. Or, encore trop peu de femmes savent qu'elles ne sont pas épargnées par ces pathologies considérées comme des maladies d'homme.
Face à ces constats alarmants, la FFC a défini six axes stratégiques qui pourraient servir de base à l'élaboration d'un plan cœur. Elle met notamment en avant des propositions pour inciter les Français à bouger ou pour les former aux gestes qui sauvent. Car aujourd'hui, un Français sur trois seulement affirme pouvoir réaliser un massage cardiaque. En Autriche ou au Pays-Bas, 90 % de la population est capable de le faire!

Toutes les actualités