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Dimanche 09 Mars 2014La collégienne fait un arrêt cardiaque en plein cours au Kremlin-Bicêtre
La collégienne fait un arrêt cardiaque en plein cours au Kremlin-BicêtreUne élève de 12 ans était toujours jeudi enfin d’après-midi dans un état critique. Tout l’établissement du Kremlin-Bicêtre est sous le choc.

« L’enseignante lui a parlé, et quand elle s’est retournée, la petite est tombée, inconsciente. » Jeudi, à la sortie du collège Albert-Cron, au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), les enfants et cette encadrante avaient le masque. « Ce qui est arrivé à Mélodie, c’est super triste. On m’a dit que les filles de sa classe étaient toutes en larmes », lance une jeune fille, déboussolée.

Sur les coups de 9 heures, une collégienne de 12 ans s’est écroulée en plein cours de mathématiques, victime d’un arrêt cardiaque. Elle se trouvait en milieu d’après-midi dans un état critique stationnaire. « A cet âge-là, on pourrait d’abord penser à une hypoglycémie, explique-t-on au sein de l’établissement. Mais on a tout de suite réalisé que c’était beaucoup plus grave. » Alerté par les collégiens et le professeur, le principal adjoint a pu prodiguer à l’élève de 5e les premiers soins à l’aide d’un défibrillateur. Les pompiers, rapidement sur place, ont ensuite pris le relais et conduit la jeune fille aux urgences pédiatriques de l’hôpital Bicêtre, distant de quelques centaines de mètres.

Un accident très rare

« Dans ce drame, nous avons la chance d’avoir le CHU juste à côté, glisse-t-on parmi le personnel du collège. Les secours nous ont également dit que l’utilisation du défibrillateur lui avait sûrement sauvé la vie. Nous sommes tous sous le choc. C’est terrible. »

Terrible et inattendu. Car Mélodie, qui aura 13 ans la semaine prochaine, ne présente aucun antécédent. En début d’année, elle s’est même rendue en classe de neige avec ses camarades. « Les accidents cardiaques chez les enfants sont très rares, analyse un cardiologue. Ils sont en général révélateurs d’une anomalie génétique, pas forcément décelée à l’avance. Mais plus la victime est jeune, plus elle a de chances de survivre. » « Nous avons une grosse pensée pour ses parents, soupire François Despins, le principal. J’espère de tout cœur que les prochaines nouvelles seront bonnes. J’ai eu le malheur de connaître des décès dans les établissements que j’ai dirigés par le passé et je sais que ça laisse des traces dans toutes les têtes. »

Les camarades de Mélodie, une quinzaine au moment de l’accident, ont été pris en charge dans la matinée par une cellule psychologique du rectorat. La plupart d’entre eux ont ensuite rejoint leurs familles. « C’est une classe très soudée, assure la gestionnaire du collège. Les enfants ont beaucoup pleuré après avoir vu la scène. Ils lui ont fait plein de dessins. Ils aimeraient aller la voir et lui parler, ils ne comprennent pas vraiment comment une telle chose est possible. Et nous non plus. »

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